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Souhayr Belhassen (سهير بلحسن), née en 1943 à Gabès, est une journaliste et défenseuse des droits de l'homme tunisienne. Elle est élue le 24 avril 2007 à la tête de la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH).
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Née d'une mère tunisienne et d'un père d'origine indonésienne, elle est diplômée en droit de l'Université de Tunis puis de l'Institut d'études politiques de Paris.
Elle devient journaliste pendant une vingtaine d'années, à partir de la fin des années 1970, comme correspondante en Tunisie de l'hebdomadaire Jeune Afrique et de l'agence de presse Reuters.
Elle est également très active dans le combat pour la défense des droits de l'homme dans son pays, participant à la Ligue tunisienne des droits de l'homme, fondée en 1977, dont elle assure longtemps la vice-présidence.
Elle est élue à la tête de la plus prestigieuse ONG de défense des droits de l'homme en remplacement du sénégalais Sidiki Kaba qui l'a soutenue, devenant ainsi la première femme arabo-musulmane à prendre sa direction.
Son discours d'investiture insiste sur la situation des femmes dans les pays en développement qui est le thème de travail du groupe d'action avec qui elle travaille depuis plusieurs années.
SOUHAYR BELHASSEN - TUNISIE
« Notre combat passe par notre mobilisation et notre solidarité. Notre rôle en tant que défenseurs des droits des femmes est de faire parvenir le message des sans-voix. Témoigner c’est se battre »
Vice-présidente de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) et de la FIDH, Souhayr Belhassen est journaliste de profession.
Elle est engagée sur de nombreux fronts en faveur des droits humains, aux cotés de la FIDH, à commencer par celui de la défense des droits des femmes. Elle coordonne ainsi, avec Shirin Ebadi (Prix Nobel de la Paix 2003), le Groupe d’action de la FIDH pour les droits des femmes. Elle est l’auteur de l’ouvrage « Femmes du Maghreb, l’enjeu [1]. »
« L’inégalité entre les genres constitue l’une des principales causes des inégalités de développement. Les femmes sont aujourd’hui de plus en plus fragilisées : femmes réfugiées, déplacées, femmes seules avec des enfants ».
C’est pourquoi, « il est urgent de poursuivre le combat de pied ferme dans un environnement où les risques de régression sont évidents ».
A cette fin, en 2006, Souhayr Belhassen s’est engagée au sein de la FIDH, en partenariat avec l’Association Démocratique des Femmes Marocaines (ADFM), dans une campagne, menée par des organisations nationales des droits de l’Homme et des droits des femmes de la région arabe, pour « l’égalité sans réserve ».
Cette campagne appelle les Etats de la région à lever toutes leurs réserves à la Convention sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, lesquelles vont jusqu’à vider leurs engagements internationaux de toute portée (CEDAW/ Afrique du nord et Moyen-Orient : Appel de Rabat : "L’égalité sans réserves"). « Il est pour nous très important aujourd’hui que les Etats reviennent sur leurs réserves. Ce faisant, les Etats
de la région lèveraient des obstacles à la mise en œuvre effective de cet instrument de référence et témoigneraient d’une vraie volonté politique de reconnaître le droit fondamental à l’égalité. »
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Je suis émue, je suis fière, et pourquoi ne pas le dire, heureuse de la confiance que vous me témoignez. Cet honneur que vous m’accordez, je le reçois avec l’humilité qu’implique la conscience des responsabilités auxquelles je devrai faire face. Je mesure l’étendue de mes devoirs à votre égard, vous qui m’avez accordé votre soutien, mais aussi à l’égard des victimes de la répression, de la torture, de la misère, de l’exclusion.................................
début à suivre sur le lien de dessous
www.fidh.org/article.php3?id_article=4225
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