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petit loup ..........


mardi 21 août 2007


La délinquance sexuelle au cœur de la polémique
Pédophilie : Trop de lois et pas assez de moyens ?

Les deux récentes affaires d'agressions sexuelles de Roubaix, dans le Nord, et de Vaux, dans la Nièvre, stigmatisent les carences du système judiciaire et carcéral concernant la prise en charge des pédophiles. Plus qu'un vide juridique, les avocats et magistrats dijonnais évoquent un manque de moyens.

Deux affaires d'agressions sexuelles en moins d'une semaine. Pour les instances judiciaires, c'en est trop ! Si l'animateur du centre aéré de Vaux dans la Nièvre, mis en examen cette semaine pour « viol sur mineur de 15 ans et agression sexuelle », n'était pas connu des forces de l'ordre, il n'en était pas de même pour Francis Evrard, l'homme qui a enlevé le petit Enis à Roubaix, le 15 août dernier, avant de lui faire subir des « sévices sexuels ».

A 61 ans, ce dernier avait déjà été condamné trois fois pour attentat à la pudeur et viol sur mineur. Et pour ne rien arranger, Francis Evrard s'était fait prescrire du Viagra par un médecin exerçant à la prison de Caen, avant sa sortie de prison le 2 juillet !

Autant de failles dans un système judiciaire qui cherche toujours à lutter efficacement contre la récidive.
Et pourtant :

« En matière de délinquance sexuelle, lors d'une faute grave, le tribunal peut prendre la décision de condamner le délinquant à de la prison ferme, à laquelle s'ajoute un sursis et mise à l'épreuve avec des obligations de soins. Dans certains cas, il peut également y avoir un suivi sociojudiciaire, durant lequel le condamné sera présenté à des médecins que l'on aura choisis. S'il ne respecte pas ces conditions, il retournera directement en prison, sans passer par le tribunal »
, explique Edwige Roux-Combet, vice-procureur de la République à Dijon.

De son côté, Nicolas Sarkozy a annoncé hier l'ouverture en 2009, à Lyon, du premier « hôpital fermé pour pédophiles »

« L'arsenal législatif nous l'avons déjà »

Le président de la République a ajouté que les délinquants sexuels ne sortiront de prison qu'une fois leur peine exécutée et après examen de leur dangerosité par un collège de médecins. Les délinquants jugés dangereux rejoindront donc un hôpital fermé.

Il s'est en outre déclaré favorable à la castration chimique pour les pédophiles « qui accepteront de se faire soigner ».
Une mesure qui ne fait pas l'unanimité :

« Je ne suis pas sûre que cela soit une solution », estime Edwige Roux-Combet. Pour Maître Brultet, avocat à la cour et membre du conseil de l'Ordre à Dijon, la justice dispose déjà des outils pour lutter contre la délinquance sexuelle : « L'arsenal législatif, nous l'avons déjà. Depuis juin 1998 il existe une série de mesures concernant les délinquants sexuels, comme les injonctions de soins, ou encore l'interdiction d'entrer en contact avec certaines personnes, de ne pas avoir d'activité en lien avec des mineurs, etc. ».


Arnaud Brultet regrette surtout le manque de moyens lors du suivi psychologique des délinquants sexuels :

 « La pédophilie est un problème mental. Ce sont d'ailleurs souvent des gens qui ont eux-mêmes été victimes. Il faut davantage de psychiatres et de psychologues pour les suivre ».

Ce dernier souligne également que la loi peut obliger les délinquants à se soigner lors de leur libération, ce qui n'est pas le cas pendant l'incarcération :

« L'idéal serait que le travail thérapeutique commence en maison d'arrêt ».

Le vice-procureur de la République à Dijon rappelle toutefois qu'il existe « des soins en prison grâce aux services médico-psychologique régionaux (SMPR). Mais ce n'est pas obligatoire, il s'agit d'une démarche individuelle.
Malgré tout si le la personne concernée ne prend pas contact avec ce service elle n'obtiendra aucune réduction de peine ».

Si Dijon dispose effectivement d'un SMPR, ce n'est malheureusement pas le cas de toutes les maisons d'arrêt françaises... faute de moyens.

Steeve CUPAIOLO-VERNEY

http://www.bienpublic.com/actu/infodujour/20070821.BPA0195.html

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http://www.enfantbleu.org/index.html
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