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Jeux dangereux / jeux interdits

samedi 22 septembre 2007

VIOLENCE SCOLAIRE
Jeux dangereux à l'école : Plus d'un enfant sur dix concerné

Une enquête nationale dévoilée hier, révèle l'essor des jeux dangereux et violents en milieu scolaire.Un million d'enfants, âgés de 7 à 17 ans, ont participé à l'un des 90 jeux différents recensés.

Le plus connu est le jeu du foulard mais celui du pendu, de la canette, de l'autoroute, de l'insomnie font aussi partie du jargon employé dans les cours d'écoles, collèges et aussi dans les quartiers pour évoquer les défis, coups et violences commis par la jeune population avide de sensations fortes.

La plupart du temps, ces interdits, pouvant provoquer de graves lésions voire la mort, sont bravés dans la cour d'école ou les toilettes.

Lors de la conférence, organisée hier après-midi à la mairie de Paris par l'association SOS Benjamin, parrainée par Me Collard et la Fondation de France, et animée par le Saône-et-Loirien, Gérard Wetzel, président de Synergy 71, une première enquête nationale réalisée sur ce thème par TNS-Sofres révèle que 12 % des enfants sur 489 âgés de 7 à 17 ans ont déjà participé à ce type de jeux, soit environ un million d'enfants en France.
Ils ont décidé d'y participer « pour faire comme les copains » (59 %) et parce que « c'est drôle » (46 %).

Il y aurait 90 noms différents pour désigner ces jeux qui ne cessent de croître dans l'imagination des jeunes comme le « happy slapping », où un adolescent de 13 ans, par exemple, peut se faire gifler par ses camarades de classe tout en étant filmé avec un téléphone portable.
L'humiliation est suprême car propagée par le groupe de « tortionnaires ».

« La révolution de l'image à laquelle nous participons et la société de consommation de sensations dans laquelle nous vivons conduisent à des conduites à risques », a commenté un docteur de Bordeaux pour qui « il y a urgence à admettre que nous ne pouvons pas laisser nos enfants s'élever tout seuls ».

Magali Duwelz, présidente de SOS Benjamin, association de parents dont les enfants ont été victimes de jeux dangereux, comme le jeu du foulard, s'est inquiétée qu'«un million d'enfants » expriment ainsi leur « mal-être ».

« Ca fait un enfant sur huit qui pratique un jeu dangereux », a-t-elle relevé, regrettant que cela dénote

« un véritable mal-être de l'enfant très difficile à contrer, car comment savoir pourquoi certains enfants jouent et d'autres pas ? »
a-t-elle interrogé.

La quasi-totalité des parents ont connaissance des jeux dangereux pratiqués par les enfants.
Ils connaissent en particulier les jeux de non-oxygénation (jeu du foulard et jeu du pendu) mais également les jeux d'agression (Action-chiche-vérité, jeu de la mort subite, happy slapping.).

Malgré un niveau de sensibilisation élevée, les parents ne sont pas conscients de la précocité de la pratique de ce type de jeu.
Ainsi, près de 40 % des parents considèrent que les jeux dangereux ne sont pas pratiqués à l'école primaire, en réalité, ils peuvent débuter dès l'école maternelle.
Mme Duwelz a rappelé qu'
«il n'existait pas de profil type de ces enfants joueurs ».

« Ce sont des enfants qui recherchent toujours des sensations nouvelles, qui sont timides, influençables, qui veulent

braver les interdits »,

a-t-elle énuméré, en insistant sur l'absence totale de marquage social de ces pratiques.

Emmanuelle BOULAND

http://www.bienpublic.com/actu/faitsdiv/20070922.BPA0295.html
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D
maman si t la va sur msn bisous
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