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divorce !

petit rappel d'exposé en cours de chari'â IESH 2005

j'avais un trac à mourir !

toute une classe d'adulte ... tous hommes, femmes à écouter...

<<<pour récupérer un avis, une note, une appréciation!

à l'arrivée, quelques questions ..."es-tu assistante sociale ? " ou encore ..."avocate, médiatrice ? "


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LE DIVORCE



PRESENTATION


Il a toujours existé et été légiféré quelque soit le pays concerné, le secteur géographique ou la société considérée.


Car en fait il s'agit tout simplement d'une rupture de contrat à la base oral puis dans un second temps structuré par écrit


Le divorce n'est pas une chose agréable. Si le mariage est l'occasion de joie pour ceux qui se marient et pour leurs proches, le divorce est cause de tristesse. C'est bien pourquoi, alors que la rumeur avait circulé disant que le Prophète avait divorcé de ses épouses, les Compagnons étaient assis, attristés, dans la Mosquée.


L' Islam ne considère pas le divorce comme la rupture d'un sacrement pour la simple et bonne raison qu'il ne considère pas le mariage comme un sacrement, administré par un prêtre pour fondre deux âmes en une seule, mais comme un contrat conclu entre deux personnes consentantes. Cependant, ce contrat, d'un type particulier, doit nécessairement avoir comme objectif, au moment de sa conclusion, de durer de façon indéfinie : c'est bien pourquoi le mariage temporaire ou mut'a est strictement interdit par l' Islam. Dès lors, le divorce, s'il une chose possible, ne doit se produire entre ces deux personnes qu'en dernier recours.


Si l'Islam a prévu le divorce, c'est parce qu'il entend tenir compte de la nature humaine : il peut arriver que les deux personnes ayant fondé un foyer peuvent se révéler, au bout de quelques temps de vie commune incapables de vivre ensemble. La possibilité de divorcer alors est le moindre de 2 maux en effet, obliger deux personnes qui ne s'entendent absolument plus à rester ensemble serait les exposer à des maux très graves au point de pouvoir conduire à des scènes de plus en plus violentes, voire même ensuite à des cas extrêmes (suicides, maladies psychologiques ou somatiques aigus, graves..). Leur permettre de ne plus vivre ensemble mais pas de se remarier ailleurs serait les exposer à ne plus pouvoir connaître de vie familiale et conjugale.


Mais si l' Islam a rendu possible le divorce, il le considère comme il l'est : quelque chose du dernier recours, quelque chose qui n'est pas agréable, quelque chose qui, lorsque pratiqué abusivement, constitue un problème social


En somme, l'Islam considère que le divorce est possible en soi et est juridiquement valable, mais que c'est la mauvaise gestion de cette possibilité divorcer qui en fait quelque chose qui est mauvais sur le plan moral. Le divorce est donc en Islam quelque chose du dernier recours.


La dimension de dernier recours que connaît le divorce en islam apparaît dans d'autres règles des sources musulmanes également, qui font qu'on ne divorce pas à n'importe quel moment, sur un coup de tête.


Enfin, il faut rappeler ici que le meilleur moyen pour diminuer les risque de devoir divorcer, le reste étant bien sûr entre les Mains de Dieu, reste de choisir comme conjoint une personne avec qui on a le maximum de chances de s'entendre.


CONSIDÉRATION DU DIVORCE PAR RAPPORT À LA FEMME ET À L'ENFANT et dans le cas plus particulièrement de mauvais traitements.


Considération d’ordre général et inscrit dans l’islam et la jurisprudence.


Considération sur le plan actuel et plus precisement dans les cas de maltritance trop souvent de circonstnces de nos jours.



Conséquences pour la femme.


Le Coran énonce clairement que les hommes et les femmes sont de même nature spirituelle et humaine. Les deux ont reçu le “souffle divin” qui leur a donné de la dignité et a fait d’eux les gérants de Dieu sur la terre. La femme n’est pas blâmée pour la “chute de l’homme”. La grossesse et l’accouchement sont donnés comme des raisons supplémentaires pour aimer et apprécier les femmes et non comme punition pour “avoir mangé de l’arbre interdit”. L’homme et la femme ont des devoirs et des responsabilités comparables et les deux font face aux conséquences pour leurs décisions et de leurs actions morales. Nulle part le Coran ne mentionne que les “hommes sont supérieurs aux femmes”, à moins que le texte du Coran n’ait été pauvrement traduit en français. Le Coran indique clairement que la seule base de supériorité est la piété et la droiture, non le genre, la race, la couleur ou la richesse.

La loi islamique sauvegarde les droits des femmes avant et après le mariage. En fait, la femme reçoit une plus grande sécurité financière que l’homme. Elle a droit au plein montant de son cadeau de mariage. Elle a le droit de garder toutes les propriétés présentes ou futures et un revenu pour sa propre sécurité. Pendant ce temps, elle a droit à toute l’aide financière avant, pendant et après le mariage, sans égard à sa richesse personnelle. Les droits additionnels incluent l’aide pendant la “période d’attente” en cas de divorce et l’aide pour l’enfant. Cette aide garantie à toutes les étapes de sa vie, constitue des avantages financiers sur les hommes, équilibrés partiellement par la moindre part d’héritage qui lui revient.
La femme dispose seule de l’usufruit de son travail éventuel, tandis que l’homme a le devoir d’entretenir et subvenir aux multiples besoins de sa famille.

Une femme ne peut être forcée à devenir une seconde épouse. La première femme qui n’accepte pas une situation de polygamie a le droit de demander le divorce

La responsabilité du mari sur l’entretien, la protection et la direction de la famille, en général, dans l’esprit de la consultation et de la gentillesse, est la signification du terme coranique “Qawwamoune”(Sourate 4 v.34). Ce terme est souvent mal traduit par “qui a de l’autorité sur les femmes”.

De la même façon Dieu a doté les hommes et les femmes de qualités physiologiques et autres, différentes et complémentaires mais également importantes. Ceci mène à certains rôles et devoirs différents mais complémentaires à l’intérieur de la cellule familiale. C’est ce à quoi le Coran réfère par le terme “(fad’)darâdja” (Sourate 2 v.228), souvent mal traduit comme “parce que Dieu l’a fait supérieur à l’autre”. Cette différenciation se retrouve strictement dans les rôles, non dans le statut ou l’honneur

. Cependant, il y a des cas où l'homme persiste à maltraiter de façon délibérée sa femme et néglige ses obligations conjugales. Au lieu du divorce, le mari peut avoir recours à une autre mesure qui peut sauver son mariage, du moins dans certains cas. Cette mesure est décrite plus précisément comme étant une petite tape sur le corps, mais jamais sur le visage, ce qui est plus une mesure symbolique que punitive. La loi islamique a bien précisé qu’avoir recours à cette mesure extrême et exceptionnelle considérée comme le moindre de deux maux (l’autre étant le divorce), est sujet à des restrictions explicites. Elle ne doit pas être sévère au point de causer des blessures ou même de laisser une marque sur le corps. Les lois américaines ou européennes contemporaines ne considèrent pas une tape légère qui ne laisse aucune marque sur le corps comme un abus physique.
C’est la même définition qu’ont donnée les juristes musulmans il y a plus de 1400 ans. Dans plusieurs paroles, le Prophète a découragé son utilisation, aussi légère soit-elle. “Ne frappez jamais les servantes de Dieu (les femmes)” a dit le Prophète, qui a démontré cette noblesse dans sa propre vie conjugale.

Les formes de dissolution du mariage incluent forcément un accord mutuel entre le mari et la femme, si l’on se réfère à la sourate “Talâk” (divorce) du Coran (S.65:1-7 ou S.2:226/30, qui spécifient les différentes étapes d’un divorce); de même dans les hadiths. Le divorce est à l’initiative du mari, en général, mais peut-être l’initiative de la femme dans certains cas, voire, la décision d’un conseil sur l’initiative de la femme. Il est notable que malgré cette facilité apparente, les taux de divorces dans les sociétés musulmanes sont très inférieurs à ceux du monde occidental, car il faut situer cette “facilité” dans la perspective de la cohérence de l’ensemble du message coranique.


En tant que mère: Le Coran prescrit la gentillesse envers les parents, particulièrement les mères. Les musulmans apprennent que “le Paradis se trouve aux pieds des mères”.

En tant que soeur dans la foi: Le Prophète a recommandé la gentillesse, l’attention et le respect des femmes en général car elles sont les soeurs des hommes.

....Mais nous ne devons jamais oublier que à situation extrême, solution et conséquence extrême. Que penser de la femme maltraitée abusivement , régulièrement et ce à l'insu même de ses proches et parfois pendant des mois, des années. Eventuellement devant ses enfants, voire des tiers.

Bien sûr, si le divorce est une solution du dernier recours il est des cas où la question ne se pose même pas et ne soulève aucun discours pour arbitrage. Il s'agit tout simplement d'une question de survie non seulement pour elle et de même pour les enfants.

Ces derniers suffisamment traumatisés par des scènes de violence bénéficieront à leur tour d'une période de clémence et de paix dont ils n'auront pu profiter depuis un temps que l'on considérera comme indéfini.

Nous ajouterons, pour précision, que lorsque nous parlons de maltraitance il s'agit de violence physique mais aussi bien entendu, par extension, de violence psychologique, de violence verbale.

A cet égard, il est nécessaire de considérer que les conséquences dans ces cas précis peuvent être encore plus insidieux et dangereux, car cachés et sans traces apparentes et parfois même plus anciens.

La femme est directement victime, mais que penser de l'enfant témoin là aussi de ces scènes, des scènes faites de critiques, moqueries ou réflexions, de cris, insultes.

Il entend, il voit aussi les larmes ou les yeux vides d'une mère protectrice mais qui à ce moment comme à d'autres réclamerait presque sa protection.

Il est certain que pour l'un comme pour l'autre, le divorce et le post-divorce représentera une période de baume pour des plaies que seul Allah pourra cicatriser.

J'ajouterai , que l'on n'oubliera pas évidemment au delà de la maltraitance, l'absence éventuelle du respect pur et simple des valeurs d' Allah, faites de dialogue , tolérance, respect mutuel, concertation, solidarité, y compris l'adoption de valeurs notoirement anti islamiques ( alcool ou toute substance similaires perturbant le fonctionnement de l'individu.....)

Dans ce cas aussi on parlera de survie, survie mentale, morale ou psychologique.

Je préciserai que lorsque je parle de la situation de la femme plus particulièrement dans l'exposé de ce jour, il est bien évident que l'homme est de la même façon concerné en tout ou partie ( on peut revenir sur la maltraitance d'ordre psychologique, verbale...). Il est vrai que nous ne devons aussi pas oublier qu'il existe des femmes peu ou à peine concernées par les obligations maritales ou familiales.

Par voie de conséquence, les conséquences du divorce auront les mêmes effets sur l'époux.

Conséquences sur le comportement des enfants, et en ce qui concerne leur éducation dans la vie familiale et dans leurs études.


Il est noté :


La garde des enfants après le divorce, selon la loi islamique, est le droit de la mère jusqu’à ce que l’enfant soit âgé d’environ sept ans, moment où l’enfant peut choisir le parent avec lequel il veut vivre. Toutefois, le principe directeur qui prévaut réside dans le bien-être de l’enfant et le droit des deux parents à avoir accès à leurs enfants.

Paradoxalement, là je ne vois pas grand chose à ajouter si ce n'est que dans le bien-être de l'enfant on doit considérer autant sa santé physique mais aussi ses études et le suivi de valeurs négligées ou absentes. Ceci bien sûr afin de favoriser son rétablissement ou sa reconstruction s'il était nécessaire .

Et ne pas oublier quoiqu'il en soit, le traumatisme élémentaire du simple fait d'une rupture d'un ensemble de valeurs qui bien que perturbantes en soit, pour tout ce qui a été dit plus haut, a servi pourtant tant bien que mal de support à une vie familiale et sociale où l'enfant a pu trouver ses propres repères et ses zones de survie personnelles.

Il devra désormais se reconstruire en passant par une période de réadaptation.



CONCLUSION

Pour conclure, je reviendrai sur ce qui a été dit plus haut, le divorce ne doit être qu'une solution du dernier recours, dans une situation extrême à éviter au maximum.

Le meilleur moyen serait peut-être d'être en accord mutuel dès le début et en connaissance de cause ce qui malheureusement pas toujours le cas.

En sachant aussi les faiblesses et les failles de l'autre et de soi-même et à commencer par la simple connaissance de ses valeurs fondamentales.


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